

| Marche mondiale pour la paix et la non-violence |
|
" R OYAN 89 "
Pour toutes les mères, Contre les bombes, Pour tous les pères, Et face au monde,
Pour toutes les guerres, Vers des Dieux fous, Que nos prières Brisent le courroux ;
Si intangibles, Rayer les lois ? -Coran ou Bible ! -
Pour les grands-pères, Aigris d'aimer, Pour les grands-mères Désabusées,
Pour les p'tits frêres, Nés à Beyrouth, Vers la lumière, Tracez vos routes :
Pour qu'un jour enfin, L'ère du Verseau Voie le genre humain Au paisible et beau ...
Pour que le chagrin Des fils de la terre, Irrigue un terrain, Fertile d'univers ...
A tous les hommes, à mon mari, Vers le vivant, un dernier cri !
Pour l'enfant de mon coeur, Et pour vous, toutes mes soeurs,
Marche Mondiale pour la Paix et la Non Violence envoyé par Camares12360. - Plus de vidéos de blogueurs.
Je lus mes textes en public : magique expérience quand je sentais l'émotion effleurer les mots. Etait-ce la mienne ou celle de l'auditoire ? Elle s'envolait de l'un à l'autre, comme palpable ; papillon à fleur de verbe, cocon d'empathie réciproque et douce. Un balafon et une guitare m'accompagnaient : je crois que l'instant fut beau. Merci les musiciens. (Ouara Deni) Merci Aline Bocenno qui m'encouragea et chanta, bien-sûr ! Merci à tous ceux qui m'écoutèrent si attentivement.
(Illustration Benjamen Flao : Ballaké Sissoko et Vincent Segal "Chamber Music")
(novembre 2009)
SELECTION DE POEMES EN L'HONNEUR DE LA MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX ET LA NON-VIOLENCE
“Le big-bang égaré” Au nom des amours émues Et pour garder de l'enfance Une chaîne ininterrompue Où les sentiments s'élancent : Il faudrait essayer d'attrapper les étoiles, Pour les fixer aux coeurs dont le rève s'étiole, Ainsi seraient guidés par l'invisible voile Les espoirs isolés pour que plus haut s'envolent Leurs cris fous enfins crus et transperçant le soir Au soleil de l'amour dissipant les brouillards. … Si les hommes écoutaient dans le creux de leur âme Les émotions innées où brille toujours la flamme Ils pourraient délaisser les étoiles, c'est leur vie, Qui a perdu au ciel la force de l'infini.
“L'ultime anniversaire” Loin des bâtisseurs d'éphémère, Derrière les hontes trtavesties, Après le chant de la misère, Suite aux ignorances éblouies... Loin des conquèrants d'illusion Derrière les prêcheurs inutiles Après les croyances sans question, Au delà des voeux immobiles, Souvenirs sacrifiés Lumières transformées, Points de mire avortés, Confiances crucifiées, Délires déchirés, Massacres pardonnés, Soupirs inachevés, Paroles illuminées, Saphirs empoisonnés, Promesses envolées, Elixirs proclamés, Naissances écartelées... Au-delà des souffrances, A mille lieues de l'errance … Soleils morts nés ! Sourires usés ! Etoiles volées ! Joies égarées ! STOP. Au milieu du secret où tout reste à venir, Au mystère lumineux que ta main peut bâtir : Viens Elance toi vers l'inconnu Marche d'un pas confiant Autour des imprévus Vole Sois la fleur des mouvances Voyageur émouvant Des chemins d'espèrance. Suis ce refrain Odes à demain Sauve-toi humain !
“L'île de Croslin” Adam er Eve Sans paradis Guettent le trève Jour après nuit. Le vagues et l'écume Portent le triste chant Des baleines sous la brume Vestige de quelque errant. Les rires et les pleurs Un instant se confondent Pour créer une couleur Que des larmes inondent. Le plaisir et le don Tentent de s'éblouir Aux cieux si profonds Mais sans y parvenir. Le soleil et la neige Par des rayons magiques Brisent le cristal-arpège Car il tremble, tragique : Le monde et l'univers Penchent trop de côté Tout s'en va de travers Nous allons basculer !!!
"Quelque paix" Parfois les gens de Jénobi Quand les Ouzbeks se sont enfuis Reviennent hanter la morte plaine Dans l'espoir fou qu'on se souvienne... D'une croisade, fantôme d'antan, D'un holocauste parmi tant De hontes sous le sang des hommes Quand le soleil les abandonne... Alors les gens de Jénobi Implorent Red Crow ou bien Gandhi Dans l'espoir fou qu'un jour revienne Quelque paix dont on se souvienne...
« Tourneboule, loco y maboul » Il y eut des larmes sans excuse Et que personne n'essuyait : Crois-tu ainsi qu'un futur s'use A l'encontre des feux défaits ? C'était comme un sanglot nocturne Attentif aux baisers du temps, Il se pourrait qu'après Saturne L'autre Aquatique atteigne l'an Tourneboulé dans sa névrose Et qui fuyait derrière l'idole ; Crois-tu l'ami ? Faut-il qu'on ose ? Cesser enfin la course folle ... Il y eut des songes prémonitoires Caresses d'une lèvre océane, Leur eau native, faut-il y croire, Enlaçait l'avenir en panne ! Tourneboule, loco y maboul ! Qui peut savoir d'où vient le vent ? Ca roule, s'enroule et ça déboule Sur la démence de ce temps.
"L'énigme." Il faudrait négocier l'hormone du bonheur : J'en commande des tonnes et je sème à tout vent. Telle un malin virus elle irradie pendant Que j'exhausse ce souhait et l'accroche à tout coeurs ! Sur d'improbables trêves j'endorphine les heures Pour que l'ombre s'asphixie dans un songe débutant : Donc ainsi sacrifié ce souffle que je vend Est source intarissable d'une effluve meilleure. Qui pourra deviner où chantent les espoirs A l'aube illuminée du labyrinthe humain ? Quelle savante équation en données dérisoires Pourrait, à ceux qu'on aime, offrir tout et même plus ? Sur ces mots dérisoires je récolte l'absolu Et d'émotion l'égrène pour qu'il germe en vos mains.
« Gibraltar, la jeunesse d’Ismaël. » …Comme des centaines d’oliviers… Paisibles, intemporels et de chaleur dévoués Une vision d’absolu incarne tout l’amour : Du flot de la tendresse ils sont le troubadour. …Une vision d’immobile et les dauphins saluent Ce couple indélébile qu’aucune vague ne remue, Une vision d’éternel : leurs regards se balancent De l’Asie à l’Orient dans une nuptiale errance, Une vision magique où les mains s’abandonnent, Comme si la mer savait qu’un jour il y eut maldonne ! L’eau… l’olivier… l’offrande pure de cette vision : Ce cœur du monde efface ma désillusion.
« Oppressions. » Peut-être n’est-il pas nécessaire de posséder tout un tas de belles choses. Le Sage dit : « Satisfais -toi de chaque nouveau jour car si tu ne possèdes rien tu possèdes la vie. » Ainsi le souffle de ta force, Même quand certains matins te voient fatigué, Apaisera la langueur monotone Et te soulagera du poids des années. Alors fais attention à toi-même, Prends le temps d’être et de demeurer, Ne te pose pas trop de questions, l’amour te regarde ! Que son tendre murmure te régénère et te rassure, Que les vapeurs de l’existence t’apprennent à tranquilliser le présent. Pour toi je sème ici mille éphémères beautés : Le Sage affirme qu’elles illuminent la pensée.
Prendre du recul… Dépasser les choses… Voir de haut la vie… Comme le roseau ploie sous le vent, Et se redresse lentement. Nous sommes minuscules… Face aux cieux grandioses… Chercher l’infini… Comme l’océan revient sans cesse, Cueillir le sable dans une caresse. L’humain déambule… Et se décompose… Dans la vilenie… Comme un navire échoué soudain, A l’île des rêves sans lendemain. Régler la bascule… Sans anamorphose… Pour trouver l’oubli… Comme la bonté dans son essence, Exhale le cœur de l’évidence !
« Nostalgies » Il est loin le temps gris où la mer pleurait, Il est loin le temps bis où les enfants pleuvaient,
Il est loin le temps pur , où les mûres, déroutées de soleil, de merveilles, recueillaient et des fleurs, et des pleurs, et leurs couleurs vermeilles…
Il est loin le temps mauve, où les fauves se penchaient dans la brume, sous la lune, qui est loin, loin de nous… aujourd’hui ils sont fous ces pays ! Si l’été retrouvait maintenant Quelques saveurs égarées,
Si le froid, lui qui chauffe en pensant Que sa neige (et pluie) va tomber, Si tous deux espéraient que leur heure va sonner …
Si la mer rebrillait pendant que Les rivières endormies de miel, de veille, Sommeillaient .................................................................................................................Tout irait ! Mais, ce cahier d’écolier hurle encore d’avoir été jeté et de s’être égaré,
Mais, cette ville persécutée de bruit, de peur, de mort, de fièvre, Est gelée.
Il est temps que les volcans se lèvent, Que les abeilles se réveillent … Clé des songes, Pipe ronde, Oiseau bleu, Verre de feu,
Peut-être qu’un beau jour l’amour surgira (qui sait ?) Le monde est immonde, L’homme sous-homme ;
Vie, prend ma main ! Eve, reviens !
« Un poème en linceul.» Il faudrait se lover dans La chose inconnue Je demande la paix au choeur violent des hommes : Une prière émue pour sauver l'astre en feu, Où sculptent les banquises sous le bleu de nos yeux Je demande l'amour avant qu'on l'abandonne.
« L'ange gardien » Je t'offre ce qui vole dans mon coeur Quand parfois paisible, calme et reposée Je goûte à la vie sans me questionner Et découvre un peu de paix intérieure. J'ouvre les oreilles un instant, une heure Pour une musique tendre émotionnée, Pour le chant charmant des oiseaux, l'été, Je te donne ami ces simples bonheurs : Tu fermes les yeux et un peu ému Voyage en ces mots vers quelque inconnu Rivage altruiste au bleu majorelle Où même une pluie promet l'arc-en-ciel ! Au nom de ce voeu je déploie mon aile Qui t'offre une danse douce existentielle.
(Gandhi, créé par Nathalie Lefranc, fut un beau symbole pour cette journée.)
|
![]() |
| © 2010 |